Une sourde vague d'amertume s'abbatait sur moi et vibrait au creu de mon oreille. Ce soir encore se jouera le meme jeu. Je n'existerai plus. Je ne serai qu'une petite fleur fannée enfouie sous la terre. Je ne serai qu'une pauvre fille assise sur un trottoir. Je ne serai qu'un pauvre enfant perdue et vide, vaine, futile, abstraite, insignifiante...
Les mots me manquent.
Je n'oublierai rien, je ne pourrai rien oublier. Je penserai a tout. Je revivrai tout. Je reverrai tout. Je flanerai dans les rue, sous la pluie si il y en a, je me perdrai dans les impasse et rêverai dans les traboules...
Quelles idiotes! On préférais rester ensemble dans le froid la nuit la rue que de dormir au chaud dans un bon lit, mais séparées.
La vodka en soirée, la smirnoff et la despe' en journée. Le matin on attaquait parfois au rosé, on avait cours et on se roulais un "joint" des la sortie. On enchainait clope sur clope quand on avait rien d'autre a fumer.
On ne se rendais pas compte. Il fallait mieu aller mal qu'aller bien, on aurait dit.
Alcool et drogue ou non, j'allais mal. Planer ne pouvait me faire que du bien. Rester sur terre, la tete sur les épaules allait finir par m'achever. Je ne pouvais plus continuer a voir les choses comme elles étaient.
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